Cono


Come on dance around , shine upon the ground , from me to you . Don't you know I'm strong , I could run the world , for you , for you. Don't you ever cried , I would stop breathing for you , for you. Don't worry life is easy , don't worry life is easy. I've you ever fly , let me teach you how I do , I do. Drive upon the mountains , dive into the moon I'll do , I'll do. Don't worry life is easy , don't worry life is easy. Be my unicorn , I'll chase all the dragons for you , for you , I build you a castle silver gold , it's your favourite coulou I've been told. Don't worry life is easy.

Take a walk on a wild side

Au point d'esperer qu'en enfer , il y aurait du bonheur.


Cloitrée dans ma chambre froide , froide comme le Nord , je frissonne au gré du piano de cette chanson. Mes membres tremblent au son de la mélodie du violon , et du sample pyschédélique.De la buée blanchâtre s'échappe de ma bouche. Mes os sont glacés à la moelle. Mon corps n'a presque plus de vie , et c'est du sang gelé qui irrigue dans mon coeur.
Ils ont coupé le chauffage. Encore.
Rien pour me réchauffer , seule une couverture rapiécée et bouffée par les mites.
Le squat pue la mort , les rats et la pisse. Enterrée dans une cage hostile. La chanson se termine et l'animateur de la radio recommence à parler , gloser , contre la politique , les blondes , les chiens dangereux , les jeunes de banlieues , les bourgeois-bohèmes. Un discours stéréotypé , qui attirent 5 millions de cons chaque jour. J'éteins.
Le silence me ronge , ainsi que la solitude qui me détruit petit à petit.
Je sors discrètement de l'immeuble sans que je me fasse remarquer. Trois fois que je change de squat pour un mouvement de pied malencontreux , un cri étouffé qui réveille un voisin sans coeur. Qui en a marre de ses putains de squatteurs , qui foutent la merde en haut de l'immeuble et ramasse tout la vermine bestiale dans leur sac pour pourrir leurs magnifiques appartements. Pauvres riches.
Dehors il fait déjà moins froid. Je marche dans Paris. J'ai le coeur à parcourir tous les arrondissements . Peut-être mourrais-je de fatigue. Espoir factice. Et puis je pense à Karim , car mon estomac gronde et que j'ai pas un centime dans la poche. J'ai une grosse flemme de frauder le métro , surtout qu'on est au début du mois et que ça grouille d'agents de contrôle. Et de policiers qui me demanderont c'que je fous dehors à cet heure ci , avec ma gueule de dépravée. Ils sauront que je suis mineure. Chercheront à appeller mes parents.. Je ne veux même pas savoir la suite.
Karim habite pas très loin du squat où je loge en ce moment. Il va m'aider , enfin je vais être obliger de faire ma pute pour 5 euros et un sandwich dégueulasse. Mais j'ai pas le choix. C'est pas la grande forme , j'ai souvent des migraines qui me réveillent de mes cauchemards douloureux. J'ai besoin d'une douche et de bouffer quelque chose.
Trois gouttes me tombent sur le visage , le ciel est noir. Aucunes étoiles. Je cours dans les rues dégueulasses du XVIIIème. Une averse terrible s'abat sur mon corps frêle quand enfin j'entre dans le hall de chez Karim. J'hésite encore à appuyer sur la sonnette , je peux aller chercher l'argent ailleurs , pour plus d'argent. Autrement.
Je tourne le dos à sa porte qui s'ouvre brusquement
" J'ai entendu tes pas ..."

***

Ses mains carressent mes cheveux , j'ai la tourné à l'opposé de son visage , sur son épaule. Je ne veux pas le regarder . Ses yeux si verts et amoureux , qui me dérobent. Et moi si malhonnête j'oserais défier son regard. Non , je ne suis pas aussi audacieuse. Pas aussi courageuse.
" Hey..." murmure Karim.

Karim pense que je vis chez une amie.
Karim pense que je mange à ma faim.
Karim pense que je l'aime.
Karim pense que je suis heureuse..

" Tu penses à tes parents ?"
" Non "
J'ai envie de me lever et de lui crier qu'il ne devrait pas s'occuper de moi , que je ne suis pas le genre de fille dont on tombe amoureuse... Karim est un être talentueux et vivant . Moi , je suis un monstre. Un montre infâme. Je suis en train de le bouffer , est-il aveugle ?
Le second acte arrive. Le premier c'était l'amour sur ce lit chaud et nos coeurs qui battaient à l'unisson. L'un plus fort que l'autre . L'entracte silencieuse ne m'a pas permise de clarifier mes idées. Il faut que je m'en aille tout de suite. Je ne supporte pas sa chaleur sur mon corps , ni son odeur trop douce. Rien.
Il se lève et allume une clope , je refuse celle qu'il me propose. Karim est beau. Grand , le corp un peu fragilisé par la boxe qu'il pratique . Un cicatrice sur le dos qu'il doit à un père un peu trop nerveux. Il méritait mieux que moi. Petite parisienne aux yeux hagards et aux chaussures trop grandes , aux idéaux perdus. Petite fille aux ailes brisées et qui ne peut plus voler. Conséquence d'une ligne de vie chaotique trempée par le sang. La belle est morte , et le prince charmant s'est perdu en chemin.
Karim s'est perdu au moment où mon coeur s'est gelé et as perdu tous sentiments.
" Tous se passe bien chez Coline ?
" Ouais t'inquiète Karim , ils me traitent bien là bas."
" T'es sur ? Tu peux toujours venir vivre chez moi. J'pense que tes parents auraient aimé que tu viennes vivre avec moi."
" Je pense que mes parents en ont rien à foutre de ma vie au fond de leur tombe. Et en plus , ils ne t'aimaient pas."

Un mensonge facile , c'était faux , mes parents ont aimé Karim comme leur enfant. Contrairement à moi , fardeau pesant. Des mots durs toujours. Un venin craché à la gueule de qui veut. J'ai mal alors je fais mal aux autres. Je murmure un "désolé" presque sincère.
" T'es sure que tu veux pas rester ? Juste ce soir ?"
Putain non pas ce soir , sinon ça sera les autres soirs aussi..
"T'es sûre qu'ils te traitent bien ? Tu bouffes au moins , putain la mine que t'avais quand t'es rentrée , on aurait dit un cadavre."

Parce que maintenant je ressemble à quoi ?

" Je reste une nuit Karim , et demain je rentre , ils vont s'inquiéter. "
Le pire quand vous vous êtes approprier un mensonge , c'est la façon effrayant dont vous commencer à y croire réellement. Karim s'est recouché près de moi apres avoir allumée la radio. Je m'endors sous son regard qui m'accable.

Où étais-je quand tu as perdu tes rêves mon ange ? Où étais-je quand la flamme de tes yeux s'est consumée à la tristesse du temps dans le vent , dis-moi . Je veux savoir , où ton âme songeuse s'est envolée dans la nuit. Pourquoi tes yeux ne brillent plus comme les étoiles de minuit. Pourquoi ton sourire ne resplendit plus comme l'aurore d'un mois de juin frais. C'est sur un piano au touches froides que je joue la sonate de mon désespoir , et c'est une musique morte qui égrène ses notes dans l'atmosphère. Et ce sont des macchabées qui hantent les lieux, et je suis morte aussi , je crois. Je suis dans un monde qui n'est pas le mien , tu es parti , tout est froid. Tout est gris , tout est froid. Et j'ai le c½ur gelé aussi ; frigorifié par des démons de glace. Tout est froid. Ce sont des larmes qui coulent ? Elles , elles brûlent. Alors maintenant j'ai peur de la solitude. C'est ça ? Le voile noir immaculé de taches blanches comme si l'espoir essayait de gagner la bataille. Tu reviendras ? Je pense que l'oubli est venu prendre sa place , tel un monstre qui a construit sa trappe sous mes pieds. Et moi qui vacille prêt à tomber , dans le gouffre. Y suis-je déjà ? Je n'en sais rien.
Où étais-je mon ange quand tu m'a abandonné et que je n'ai rien vu ? Les oiseaux ne chantent plus , le ciel est bleu que de mes yeux , mais dans mon c½ur la grisaille a pris le dessus. Je n'ai plus cette sensation de plénitude qui me faisait planer dans les airs , c'était mieux comme ça. Et maintenant je suis six pieds sous terre. Morte.

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# Posté le jeudi 18 juin 2009 10:28

J'étais comme eux.

CETTE JEUNESSE QUI A PAS APPRIS LE MOT VICTOIRE.


Et c'est ainsi que je m'assois sur les bancs de ma cité dans une nuit d'hiver noire. C'est ainsi que j'écris dans mon calepin usé , usant mon âme à la recherche de mot symphonique pouvant donner un peu de musicalité , à ma vie . Morne comme un cimetière. C'est ainsi que je m'évade dans le monde subjectif de l'imaginaire . Tout est antagoniste , tout est couleur , tout est joie , tout est vérité . Tout est contraire . D'ici , d'en bas la réalité . Je m'amuse a m'inventer la vie que je n'aurais jamais , plaisir intense auquel je m'octroie le droit dans les moments ou la réalité est difficile a assumer. Telle une marée l'encre jaillit de ma plume pour dessiner les lettres d'un destin illusoire . Ma vie aussi informe qu'une vouivre , aussi chiatique qu'une cantique se métamorphose en chimère utopique .

Mais s'est ainsi que je redescends sur Terre , désinsfatué . Entouré des barres de ma cité .
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# Posté le dimanche 14 décembre 2008 17:20

Modifié le lundi 20 avril 2009 17:53

Entre le marteau et l'enclume ,J'ai dut aiguiser ma plume , Quand je suis perdu dans la brume Je fais chanté mon amertume , Alors j'écris, je cris, j'écris , J'ai pas le choix j'écris, je cris, j'écris

Si je ne pouvais écrire je serais muet
Condamnés a la violence dans la dictature du secret
Submergé par tout ses sentiments sans mots
Je m'effacerais comme une mer sans eau
Ma vie ne serait pas la même
Aussi vrai que j'aurais pût prendre la tienne
Mon talent s'est corrompu dans l'illicite
Ou les instants de bohneur sont des éclipses
Lorsqu'ils ne sont pas des élipses
Alors j'ai écris dans l'urgence
Comme si ma vie en dépendait sous les sirènes des ambulances
J'ai écrit par instinct, par survie
Je me suis surpris a écrire afin de supporter la vie
Yeah, trop de moi dans mes écrits
Peut être que je n'écris plus, je m'écris
J'abandonne mon être a mes lettres
Car l'écriture sans âme n'est que l'être
Je n'écrit pas que pour m'oublier
Parfois j'écris pour qu'ils ne puissent jamais oublier
Pour qu'ils ne puissent jamais nier le martyre des braves
Soudain j'écris des volcans que je grave à l'encre de flamme
Je ne fait que de la musique pour vibrer, faire vibrer les c½urs criblés
Je n'écris que pour dire vrai
Si je n'avais eu les mots, que serais-je?
Sur le banc des mélancoliques, ma poésie siège

# Posté le dimanche 14 décembre 2008 15:38

Modifié le lundi 20 avril 2009 17:56

C'est rare genre de voir ma vieille gueule sur mon blog , ok ? Alors profites , profites :p

J'en ai marre de cette situation.



Ces petites meufs qui n'ont que 16 ans que de la gueule , un cul a rouler , des langues a deliées . Ces petites meufs qui n'ont que 16 ans et qui cherchent a s'embrouiller pour un oui ou pour un non. Ces petites meufs qui n'ont que 16 ans , qui se font traiter de salope et qui trouvent ça normal. Normal c'est leur quotidien. Ces petites meufs qui n'ont que 16 ans et qui ecoutent du rock , du rap , ou du hard en ce crevant les tympans , elles veulent être sourde , elles ne veulent plus entendre , ces insultes , ces moqueries , ces palabres a tout va. Ces petites meufs qui n'ont que 16 ans qui se trouvent des futurs , pensent au passé et oublie le present. Ces petites meufs qui n4ont que 16 ans et qui mettent trois heures a sortir de leur salle de cours apres qu'on leur ai dit qu'elles n'auront aucune orientation aucun travail , elles nettoieront les bureaux des plus grands propriétaires voila ce qu'elle feront demains. Ces petite meuf qui n'ont que 16 ans et qui le trouvent beau , qui s'interessent a se mec , mais il en a carrement rien a foutre de leur gueule. De ma gueule. Ces petites qui n'ont que 16 ans , elles les engrenent , elles engrenent truc de fou t'as encore rien vu. Moi cette meuf qui n'a que 16 ans et qui pleure le soir , pleure sur ma vieille gueule , pleure sur ma lacheté , ma jalousie , ma haine , ce mec , ma soeur , mon pere , ma mere... Ces petites meufs qui n'ont que 16 ans et qui s'entaillent le bras , mythomane a fond la caisse : mais tu t'es fais quoi la , bas j'me suis blesser dans les escaliers ouais c'est ca.
Ces petites meufs qui n'ont que 16 ans , revent de voitures etincelantes et de chaussure Chloé. Ces petites meufs de 16 ans qui apprennent a leur petite soeur a monté les escaliers en tapant des pieds en soupirant et disant : JEN AI MARRE HEIN. Ces petites meufs de 16 ans qui rigolent pour cacher leur vie merdique , cet ex qui leur manque , le coup de pute qu'elles ont fait la veille. Ces petites meufs de 16 ans qui portent des talons haut comme des echasses elles veulent se peter la gueule sur le bitume. Elles souffrent ces petites meufs de 16 ans.

# Posté le mardi 08 avril 2008 14:58

Modifié le lundi 11 mai 2009 10:15

Eleve remarquable , d'une verve inimitable.

You fall in love Zing Boom. Cette phrase me definit bien . Aha c'est moi Fansy , ou plutot Fanta . Pour les gens qui rigolent j'vous comprend mais franchement vous pouvez vous arreter . J'suis pas votre copine. Pour les cons qui me demandent pourquoi j'm'apelle comme ca , j'ai envie de leur mettre un une viennoise dans la gueule parce que vous faites sacrément pitié . Pourquoi ? Parce qu'au moment ou on m'a donné ce prenom j'étais genre sous le choc , non serieux j'étais baiser t'as vu j'devais avoir une heure meme pas , je venais de passer dans le canal étroit , j'avais pas le temps de dire a ma maman qui était surement tres fatigué et qui etait a cet epoque super jeune (21ans !) " Non m'apelle pas comme ça , apelle moi Tania , Sherley , Marjorie , Marie , Alexandra , Louise ou Laura mais surtout pas Fanta . J'vous jure j'avais pas trop le time. Franchement si j'étais moins fatigué j'aurais dis un truc mais bon. Voila , le truc c'est que je m'apelle Fanta et pas autrement et que c'est un truc irréversible , que je ne peux pas changer. Si les gens n'étaient pas aussi cons dans leur tete peut etre que je pourrais vivre normal avec mon prénom , mais maintenant que j'ai atteri dans ce lycée constitué de 90 % de beaufs , qui se prennent pour je ne sais quoi , a vous montrer leur superiorité de richesse intelligence etc . Mais j'ai envie de leur dire pour la deuxieme fois . VOUS FAITES PITIE.


Point.

# Posté le vendredi 04 avril 2008 13:31

Modifié le lundi 11 mai 2009 10:15